إصطدام سيارة بشاحنة نصف مقطورة خلف 04 مصابين بالبويرة
أخبار
2026-03-01

رأي من الحراك
2026-03-01
Abed Charef
La mort de Ali Khameneï a confirmé une défaillance étonnante dans le système de défense iranien, celle de l’appareil sécuritaire. Comment un pays aussi menacé, avec trois porte-avions américains qui l’encerclent et des déclarations publiques israéliennes aussi agressives, comment peut-il faire preuve d’autant de négligence, de manque de professionnalisme, dans la protection de ses principaux dirigeants?
Cette vulnérabilité avait été déjà notée en juin 2025, lorsque plusieurs hauts responsables avaient été assassinés dans des bombardements de l’aviation israélienne, parmi lesquels Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la révolution, Mohamed Kazemi, chef du renseignement de la même organisation, Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées, ou encore Amir Ali Hajizadeh, chef de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution et à ce titre responsable des missiles balistiques et drones.
En plus de Ali Khameneï, américains et israéliens ont annoncé la mort de nombreux autres dirigeants, mais ces informations restent à confirmer.
La répétition de tels échecs sécuritaires montre un incroyable manque de rigueur à ce niveau de responsabilité. Une sorte d’amateurisme pur, qui semble aller jusqu’à un manque de vigilance sur l’utilisation du téléphone portable, «une malédiction», selon un analyste.
De l’autre côté, cette défaillance est évidemment attribuée au Mossad, dont les exploits sont vantés sur tous les plateaux de télé. En vérité, à part les écoutes, il y’a très peu de renseignement israélien dans l’affaire iranienne. L’essentiel du travail est effectué par les services occidentaux, dont les satellites scrutent au quotidien chaque recoin de territoire. Les capacités d’écoute de la NSA se sont développés à un point qu’on ne peut même pas soupçonner. L’insistance des occidentaux sur l’efficacité d’un Mossad, supposé omniprésent, a entre autres pour objectif d’occulter le rôle, bien réel celui-là, des agences de renseignements occidentales. Ceci évidemment sans nier la dangerosité du Mossad, comme l’a révélé l’affaire Epstein.
Disproportion de forces
La présence occidentale ne se limite pas au renseignement. L’attaque contre l’Iran n’aurait jamais pu avoir lieu sans la participation et la couverture de l’armée américaine, qui a déployé trois porte-avions et qui mène le gros des bombardements.
C’est d’ailleurs une constante au Proche-Orient: les Palestiniens, les Iraniens et tous ceux qui ont affronté Israël n’avaient pas à faire à la seule armée israélienne, mais à la toute puissance américaine et occidentale en arrière plan. Une puissance à laquelle ne peut être comparée celle de l’Iran, qui tente d’utiliser au mieux ses rares atouts, comme les drones et les missiles longue portée. Il est encore difficile de dire si cela sera suffisant pour mener la riposte requise dans une guerre où les Américains, maîtres du jeu, évitent tout affrontement qui pourrait leur causer des pertes humaines.
Khameneï, un pouvoir déclinant
Cette différence entre les forces en présence pousse naturellement le plus puissant à insister sur la force brutale, pour en faire le seul moteur de la guerre. Dans cette logique, l’élimination de dirigeants ennemis est considérée comme une victoire décisive, voire définitive.
Ainsi, Américains et israéliens présentent la mort de Khameneï comme un prémice à la défaite iranienne, un premier pas vers la chute du régime, alors qu’elle n’est qu’un élément anecdotique dans l’histoire de la confrontation entre iraniens et américains.
En fait, Khameneï n’était plus qu’un élément du pouvoir, certes important, mais probablement pas décisif. Le vrai pouvoir est passé depuis un moment entre les mains de l’appareil militaire et sécuritaire, au sein duquel de nouvelles générations ont pris du galon depuis l’ère Khomeyni.
Quelle sera l’attitude de ces nouveaux maîtres de l’Iran? Que vont-ils faire de leur pouvoir? Vont-ils débarrasser leur pays de ces tares, à la limite de la caricature, pour aller à l’essentiel?
C’est autour de cette question que se joue l’avenir de l’Iran, non dans les bombes américaines.
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