وفاة شخصين وإصابة 05 إخرين كحصيلة أولية في حادث سقوط رافعة بولاية أم البواقي
أخبار
2026-04-07

رأي من الحراك
2026-04-07
Abed Charef
Ce n’est pas le moindre des paradoxes de la guerre contre l’Iran. Alors que Téhéran a repris la main dans la guerre qui lui est imposée, ses dirigeants se retrouvent face à de lourdes responsabilités, avec des choix particulièrement douloureux. C’est à eux de décider de négocier ou non, de mettre fin au conflit éventuellement et dans quelles conditions, tout en portant ce lourd fardeau: la poursuite de la guerre, c’est la mort et la destruction, mais la négociation risque d’être un piège encore plus dangereux.
A part leurs propres forces, les dirigeants iraniens n’ont aucune certitude sur laquelle s’appuyer. Ils n’ont pas d’interlocuteur crédible, pas de vis-à-vis sérieux, personne à qui faire confiance. Ils avancent au jugé, tout en sachant que chaque journée de guerre supplémentaire signifie plus de destructions et de morts pour leur pays.
Négocier? Avec qui?
Les dirigeants iraniens ne savent pas s’ils doivent négocier, et avec qui. Ils ont en face d’eux des gens sans parole, des dirigeants qui tirent dans le dos, qui te serrent la main droite pour te poignarder de la main gauche. Ils ont comme adversaires des gens sans code d’honneur, des fanatiques qui appellent à négocier et tuent le négociateur.
C’est un casse-tête insoluble pour les iraniens. Ils veulent que la guerre cessent, mais ils savent que s’ils négocient, leur hantise sera de savoir si l’autre est sérieux, si les pourparlers ne sont pas un nouveau leurre pour cacher une nouvelle agression, et quand celle-ci aura lieu.
A tous ceux qui se proposent comme intermédiaires, les Iraniens doivent poser une question primaire: qu’est-ce qui garantit que n’importe quel accord sera respecté? En serez-vous garant ? Et quelles garanties êtes-vous en mesure de fournir? Si demain, on est de nouveau agressé, quelle sera votre attitude ?
Dégradation de la parole occidentale
Ce qui amène à une autre évidence: le monde est devenu plus dangereux, plus instable, à cause de l’extrême dégradation de la parole occidentale. Celle-ci n’a plus aucune valeur. Elle ne vaut strictement rien.
Jusque-là, les dirigeants occidentaux donnaient l’impression de mettre certaines formes, de respecter quelques procédures, aussi minimes et insignifiantes soient-elles. Là, ils sont en roue libre. Ils ne s’embarrassent plus de mensonges éhontés et de manipulation vulgaire.
L’Iran a signé un accord sur le nucléaire en 2015. Donald Trump l’a quitté en 2018, lors de son premier mandat. les pays occidentaux co-signataires de l’accord n’ont strictement rien fait, alors que Téhéran en avait scrupuleusement respecté les clauses.
Puis, à deux reprises, les Etats-Unis ont fait semblant de négocier. Et à chaque fois, ils ont attaqué en traître, alors qu’un rendez-vous était pris pour un nouveau round de négociations. Agissant en parfaits faux témoins, les pays occidentaux garants de l’accord, France et Allemagne en tête, ont, dès le 28 février, accusé l’Iran d’être seul responsable de la situation actuelle. En termes d’hypocrisie, ils sont disposés à rivaliser avec Trump et son équipe.
Adeptes du mensonge
Les pays occidentaux avaient fait preuve d’un même esprit de perfidie sur d’autres dossiers, vis-à-vis de la Russie par exemple. Rappelons en deux.
Il y a aujourd’hui un consensus pour dire que les occidentaux s’étaient engagés auprès de Gorbatchev pour que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’est. Ils ont trahi leur engagement.
Un quart de siècle plus tard, Français et allemands parrainaient les accords de Minsk pour instaurer la paix en Ukraine. Quelques années plus tard, Angela Merckel et François Hollande déclaraient, toute honte bue, qu’ils avaient menti aux russes. Les accords de Minsk avaient pour but non d’aller à la paix mais de permettre à l’Ukraine de mieux se préparer à la guerre contre la Russie. Vladimir Poutine, l’homme du KGB, froid, calculateur, a été berné comme un novice à un moment où les dirigeants semblaient capables de raison.
Qu’en est-il alors des dirigeants iraniens, subissant la guerre, vivant depuis bientôt un demi-siècle sous boycott, et qui viennent de perdre quelques uns des hommes les plus aguerris dans la négociation et les plus aptes à évaluer une situation pour prendre des décisions délicates ?
C’est dans ce contexte que les dirigeants iraniens doivent prendre des décisions d’une importance capitale. Ce sont eux qui mettront fin à la guerre, pas leurs ennemis: l’un est un criminel de guerre contre lequel a été émis un mandat d’arrêt international, le second est son parrain, un homme qui annonce publiquement qu’il va commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, et dont le monde entier se demandera, dans dix ans, comment il a pu diriger le pays le plus puissant de la planète.
Quel que soit leur choix, ils sont les mieux placés pour trancher. Et personne ne pourra douter de leur courage et de leur détermination.
الله يحسن عونهم,,,
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