الناخب الوطني فلاديمير بيتكوفيتش يتشبث بمنصبه حتى 2028
رياضة
2026-07-24

Abed Charef
Le baril termine la semaine à un niveau élevé. Malgré un léger repli vendredi, le Brent avait dépassé la barre symbolique des 100 dollars jeudi 23 juillet, donnant le signal que la guerre dans le Golfe risquait de devenir incontrôlable, avec tous les risques que cela implique. Vendredi en milieu d’après-midi, le Brent était au-dessus de 95 dollars.
L’évolution des prix du pétrole montre une curiosité: la courbe des prix avait connu un creux qui correspond en gros à la période de la coupe du monde. Le Brent avait alors amorcé une décrue significative, perdant plus de vingt dollars durant la seconde moité de juillet. Mais dès l’élimination de l’équipe des Etats-Unis, le 6 juillet, les prix sont repartis à la hausse, signifiant que pour Donald Trump, la parenthèse coupe du monde était fermée. La guerre pouvait reprendre. Les communicateurs de la Maison Blanche avaient estimé préférable de faire une pause dans la guerre pendant la compétition, car cela ferait désordre d’héberger une compétition sportive prestigieuse tout en poursuivant une guerre qui menace une partie du monde et perturbe toute l’économie mondiale. Ça manquerait de fair-play...
Un cycle routinier sous Trump
Les causes de la hausse du prix du pétrole sont apparemment connues. Elles relèvent même de la routine trumpienne: bombardements (ce ne sont pas des frappes, mais des bombardements) contre l’Iran, riposte iranienne contre les bases américaines dans la région, fermeture du détroit d’Hormuz par où passe vingt pour cent du pétrole mondial, tentative, de la part des Houthis du Yémen de perturber la navigation en Mer Rouge par où transite une partie du pétrole saoudien, regain de tension dans toute la région. Le cycle est connu, il suffit aux Américains d’appuyer sur un bouton pour le déclencher.
La hausse n’est donc pas de nature réellement économique. Elle a des causes géopolitiques. Et à la base, c’est Israël qui en est la cause, Israël qui veut à tout prix détruire l’Iran. Pas l’empêcher de poursuivre son programme nucléaire, mais le détruire, en utilisant le bras américain, ou occidental de manière générale, comme cela a été le cas en Irak, en Syrie, en Libye et ailleurs.
En Irak, les bombardements israéliens avaient précédé ceux de l’armée américaine. En Syrie, Obama a été incité à mener des bombardements, mais a refusé. Les israéliens ne lui ont jamais pardonné, avant de mener eux-mêmes ces bombardements, avant et après la chute de Bachar Al-Assad. Des bombardements méthodiques, continus, menés pour détruire toute l’infrastructure de l’Etat syrien.
La réponse qui tue
Aujourd’hui, il est banal de dire que si le consommateur occidental paie plus cher le carburant à la pompe, c’est à cause de la fermeture du détroit d’Hormuz, donc de l’Iran. Ou des Houthis, ce qui revient au même.
Mais aucun homme politique occidental n’osera dire que c’est à cause d’Israël, qui a déclenché l’engrenage à l’origine de cette hausse des prix. C’est Israël qui voulait à tout prix bombarder l’Iran, et qui a entraîné les Etats-Unis dans cette aventure, selon le narratif le plus répandu. L’Iran s’est défendu, utilisant les armes à sa disposition. Il a trouvé un point faible, il a mis le doigt dessus et il appuie.
Personne ne peut reprocher à un blessé de chercher à survivre.
Par contre, celui qui osera dire, dans un pays occidental, que c’est à cause d’Israël que les gens paient leur carburant plus cher, celui-là est un homme mort. Comme Daniel Siad.
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