بعد سحب مشروعه... هل يستقيل جياني إنفانتينو بكرامة أم يواجه سحب الثقة؟ وهل يتدخل دونالد ترامب لإنقاذه؟
رياضة
2026-08-01

Abed Charef
C’est une guerre israélienne, menée par les Etats-Unis. Le contribuable américain fournit tout: le financement, les armes, les bombes, les avions, la troupe, la logistique. Et, innovation incroyable depuis la reprise des bombardements américains contre l’Iran le 8 juillet, les Etats-Unis fournissent désormais même les victimes.
C’est le résultat d’un tour de passe-passe diabolique mis en place par Israël et les Etats-Unis. Lors de la première phase de la guerre, à partir du 28 février, l’Iran a montré une capacité de provoquer des dégâts considérables en Israël. Pour les Israéliens, le coût de la guerre était devenu insupportable. Ils se sont donc acharnés sur le Liban, où les capacités du Hezbollah sont beaucoup plus limitées.
La conjoncture internationale (coupe du monde de football, hausse du prix du pétrole et ses conséquences sur l’économie mondiale), d’un côté, l’ampleur des dégâts subis par Israël, de l’autre, ont forcé les Etats-Unis à aller vers une trêve. Un mémorandum a été signé par les deux pays à la mi-juin, en vue d’engager des négociations sur une période de soixante jours, mais personne n’y croyait réellement. Sous Trump, la parole américaine n’a plus de valeur.
Sacrifier des Américains, épargner Israël
La question était alors de savoir quand et comment les bombardements contre l’Iran allaient reprendre, et comment faire en sorte qu’Israël soit épargné.
La réponse est tombée, simple, aveuglante: Les Etats-Unis agiraient désormais en mercenaires d’Israël, lequel ne participe pas aux bombardements, menés par la seule armée américaine.
Le résultat relève de la fiction pure: voilà une guerre voulue et commanditée par les Israéliens, menée par les américains, avec des victimes iraniennes, américaines et arabes, des destructions dans les installations américaines, en Iran et dans des pays arabes du Golfe, et des conséquences néfastes sur le monde entier qui subit l’impact économique de cette guerre.
Et pendant ce temps, Israël reste dans le rôle du spectateur qui se contente de regarder le spectacle et de compter les morts.
Dans le langage populaire algérien, il y a un mot pour désigner un tel comportement.
Israël first
Dire que les Etats-Unis sont devenus une dépendance d’Israël relevait jusque-là du cliché de propagande facile. Il en était de même quand on traitait Donald Trump de mercenaire agissant pour le compte d’Israël. Mais comment qualifier désormais cette attitude américaine?
Les Etats-Unis ne sont pas menacés par l’Iran. Israël non plus n’est pas menacé par l’Iran: il y a toute la puissance occidentale pour rappeler à Téhéran le risque qu’il y a à attaquer Israël.
D’un autre côté, l’opinion américaine est majoritairement hostile à cette guerre. Les Américains ont des difficultés à en comprendre les objectifs et l’utilité.
Mais Donald Trump continue à envoyer des soldats américains se faire tuer par les missiles et les drones iraniens, et engage des dépenses massives pour mener une guerre au profit d’Israël, une guerre à laquelle Israël ne participe pas pour ne pas subir les effets de la riposte iranienne.
Donald Trump n’est plus en mode America first. Il est en mode Israël first.
Peut-être est-ce l’effet Epstein.
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