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رياضة
2026-08-23

Par Ahmed Abdelkrim
À la suite des directives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, appelant à renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants, les réseaux criminels et les gangs qui menacent la sécurité des citoyens, les services de sécurité algériens ont intensifié leur mobilisation sur l’ensemble du territoire national.
Police nationale, Gendarmerie nationale, services de renseignement et Armée nationale populaire sont aujourd’hui pleinement engagés, chacun dans le cadre de ses prérogatives, dans cette bataille contre le narcotrafic, les réseaux criminels, les violences de rue et les différentes formes de délinquance qui peuvent fragiliser la tranquillité des quartiers.
Cette mobilisation répond à une priorité clairement affichée au plus haut niveau de l’État : ne pas laisser les réseaux de trafic de drogue, les bandes organisées et les gangs de quartier s’installer durablement dans le paysage urbain algérien.
Les résultats enregistrés ces dernières semaines témoignent d’une activité particulièrement soutenue des différents corps de sécurité.
Une mobilisation qui produit des résultats
La dernière opération spectaculaire menée par la Sûreté nationale illustre l’ampleur de cette mobilisation.
Le 20 août, la Direction générale de la Sûreté nationale annonçait le démantèlement, par le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, d’une structure criminelle appartenant à un réseau international organisé. Le bilan est considérable : plus de 10 millions de capsules de psychotropes et plus de 33 kilogrammes de cocaïne ont été saisis.
L’opération est le résultat de plus de sept mois d’enquête, démontrant que derrière les grandes saisies se trouve un travail de renseignement, de surveillance, de recoupement et d’investigation mené dans la durée.
Le lendemain, le parquet du pôle pénal national spécialisé de Sidi M'hamed précisait que le groupe criminel comptait 50 individus, dont des étrangers, et que 25 personnes avaient été arrêtées et placées en détention provisoire.
Cette opération donne une nouvelle illustration de la détermination affichée par les autorités dans la lutte contre les réseaux qui cherchent à introduire et à distribuer des quantités considérables de stupéfiants sur le marché national.
De la lutte contre les grands réseaux aux rues de nos quartiers
La bataille ne se limite toutefois pas aux grandes opérations contre les organisations criminelles.
Elle se joue également au niveau local, au plus près des citoyens.
Dans plusieurs villes, les brigades mobiles de la Police nationale assurent une présence renforcée sur le terrain. Des agents en civil, notamment à moto, effectuent également des missions de surveillance et d’intervention, de jour comme de nuit, dans les différents quartiers.
Cette présence est essentielle.
Car le trafic de drogue ne s’arrête pas aux frontières des grands réseaux. Une fois les substances introduites sur le territoire, elles peuvent alimenter des circuits locaux, des points de vente de proximité et, parfois, des environnements dans lesquels apparaissent progressivement violences, bagarres, agressions et affrontements entre groupes.
La lutte contre le grand narcotrafic et celle contre les gangs de quartier sont donc intimement liées.
Une mobilisation de l'ensemble des services de sécurité
La Police nationale n’est pas seule engagée dans cette bataille.
La Gendarmerie nationale mène également des opérations importantes contre les réseaux de trafic de stupéfiants et les organisations criminelles, notamment dans les zones relevant de ses compétences.
Les services de renseignement jouent, quant à eux, un rôle déterminant dans l’identification des réseaux, la collecte et l’exploitation de l’information ainsi que dans le démantèlement des organisations criminelles.
L’Armée nationale populaire participe également, dans le cadre de ses missions, à la sécurisation du territoire et à la lutte contre les réseaux criminels et le trafic transfrontalier.
Cette complémentarité entre les différents services est fondamentale.
Le crime organisé fonctionne en réseau. La réponse de l’État doit donc elle aussi reposer sur le renseignement, la coordination et la capacité à agir sur l’ensemble de la chaîne.
La sécurité de nos quartiers est aussi une condition du développement
Il existe parfois une tendance à considérer la sécurité comme une question exclusivement liée à l’ordre public.
Elle est pourtant beaucoup plus large.
Un quartier sécurisé est un quartier où les familles peuvent vivre sereinement, où les enfants peuvent circuler librement, où les commerçants peuvent travailler et où les investisseurs peuvent envisager de développer une activité.
La sécurité est aussi une condition de l'investissement et du développement local.
À l’inverse, lorsqu’un quartier commence à être gagné par le deal, les violences et les regroupements criminels, c’est tout son environnement économique et social qui peut progressivement se dégrader.
Sécuriser les quartiers, c’est donc aussi protéger leur potentiel économique et leur avenir.
Le citoyen doit également prendre sa responsabilité
Mais aucune politique de sécurité ne peut être totalement efficace sans la participation de la population.
Les forces de sécurité ne peuvent pas être partout à chaque instant.
Le citoyen a donc un rôle essentiel à jouer : observer, rester vigilant et signaler aux services compétents les situations réellement suspectes ou criminelles.
Il ne s’agit évidemment pas de se substituer à la police ou à la justice, encore moins de régler soi-même les conflits.
Il s’agit de ne pas banaliser ce qui menace la sécurité collective.
Un point de deal qui s’installe dans un quartier, des regroupements suspects, des violences répétées ou la présence de réseaux de distribution de stupéfiants ne doivent pas devenir une réalité que les habitants finissent par considérer comme normale.
Signaler, c’est contribuer à protéger son quartier.
Une guerre qui nous concerne tous
La lutte contre les stupéfiants et les gangs ne peut donc pas être uniquement celle des institutions.
Elle concerne les familles, les enseignants, les commerçants, les associations, les responsables locaux et chaque citoyen.
L’État doit continuer à renforcer ses moyens. Les services de sécurité doivent poursuivre leur travail de renseignement, de surveillance et d’intervention. La justice doit continuer à traiter ces affaires avec la fermeté prévue par la loi.
Mais la société doit également refuser la banalisation du trafic et de la violence.
Car derrière chaque réseau démantelé, il y a des jeunes que l’on tente de protéger. Derrière chaque point de deal supprimé, il y a un quartier que l’on préserve. Derrière chaque patrouille qui sillonne les rues durant la nuit, il y a une volonté de maintenir un espace public où les citoyens peuvent vivre normalement.
Saluer celles et ceux qui sont sur le terrain
Dans ce contexte, il faut aussi savoir reconnaître le travail accompli.
Bravo aux femmes et aux hommes de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, des services de renseignement et de l’Armée nationale populaire qui œuvrent, chacun dans son domaine, à la protection du pays et de ses citoyens.
Les opérations récentes démontrent une mobilisation importante et une capacité à frapper les réseaux criminels à différents niveaux.
Cette guerre contre la drogue et les gangs sera nécessairement longue. Elle exigera de la continuité, du renseignement, de la coordination et une présence permanente sur le terrain.
Mais elle nécessitera également l’engagement de la société.
Car la sécurité de nos quartiers n’est pas uniquement une responsabilité institutionnelle.
Elle est notre responsabilité à tous.
Protéger nos quartiers, c’est protéger nos enfants, nos familles, nos commerces, nos investissements et notre avenir.
Nous sommes tous concernés.
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