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2026-03-12

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Abed Charef
Négocier pour parvenir à un cesser-le-feu? Les Etats-Unis sont fortement demandeurs, mais les Iraniens opposent une fin de non recevoir. C’est l’un des retournements les plus spectaculaires de la guerre dans le Golfe, déclenchée après l’agression des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février.
Les déclarations des uns et des autres ne laissent guère place au doute. Après le bluff du président Donald Trump selon lequel les Iraniens voulaient négocier dès le premier jour du conflit, Téhéran a répondu de manière sèche. A quoi bon négocier avec les Etats-Unis?
Les américains sont revenus à la charge. On attend, ont dit des officiels américains. Pas de réponse iranienne. Des informations non vérifiables ont fait état de pays tiers sollicités par Washington pour sonder les iraniens. Pas de résultat non plus.
Mieux encore, l’Iran est parti dans une trajectoire inverse. Après avoir pallié à l’assassinat de ses dirigeants selon un respect strict de ses institutions, Téhéran a maintenu son propre agenda. Les iraniens ont élargi le théâtre de la guerre à toutes les bases américaines de la région, au risque de se brouiller avec les pays voisins; ils bombardent de manière régulière Israël; ils ont déplacé la guerre vers un théâtre inattendu, celui de l’économie; enfin, ils ont bloqué de facto le détroit d’Ormouz.
Après avoir promis d’escorter les navires et menacé l’Iran d’une riposte sans précédent, les Etats-Unis ont admis leur impuissance, et appelé à éviter les ports autour du détroit d’Ormouz.
Une méfiance largement justifiée
Qu’est-ce qui explique ce refus iranien des négociations alors que le pays fait face à une situation difficile?
En fait, l’Iran a une expérience amère des discussions avec les Etats-Unis. Il y’a d’abord le précédent de l’accord de 2015, conclu après deux années de négociations durant la présidence Obama, et strictement respecté par l’Iran.
Le président Trump a quitté l’accord de manière unilatérale en 2018, et rétabli des sanctions contre l’Iran. Les partenaires occidentaux de l’accord n’ont pas fait grand-chose pour le sauver, se contentant d’une attitude de spectateur, certains osant même critiquer l’Iran.
Naïveté iranienne?
Après le retour au pouvoir de Donald Trump, les Iraniens auraient pu rester sur une attitude figée, et demander le retour pur et simple à l’accord de 2015. Ils ont accepté de négocier, une première fois en 2025, grâce à une médiation d’Oman.
Là, ils ont fait l’objet d’une incroyable trahison. Alors que les négociations se poursuivaient, l’aviation américaine a délibérément attaqué l’Iran, comme si Washington voulait mettre fin à des discussions sur le point d’aboutir.
Mais les Iraniens sont patients. Et, curieusement, légalistes, nettement plus légalistes que les Européens et les Américains. Dans leur analyse, l’Iran a plus besoin d’une levée de sanctions pour se développer et pour normaliser ses relations avec le monde que de l’arme nucléaire. Ils décident donc de reprendre les négociations, entre Oman et Genève.
Là, ils sont victimes de perfidie. C’est le mot qui convient. Alors que les négociations avancent, selon le médiateur omanais, les Etats-Unis et Israël lancent une agression d‘envergure contre l’Iran, assassinant ceux qui sont supposés assumer la décision politique de signer un éventuel accord.
Cette succession de faits, relevant de la félonie, devaient fatalement aboutir à détruire tout élément de confiance entre les deux parties. Dans ces conditions où on sait que l’ennemi ne va pas respecter ses engagements, et n’a pas d’objectifs autre que d’exiger une capitulation impossible, les négociations n’ont plus de sens.
L’inconnue israélienne
A cela, s’ajoute une incertitude concernant l’attitude américaine. Quel est l’objectif de cette guerre? Quels sont les objectifs d’une négociation éventuelle?
Sur ce terrain, on est face à une véritable confusion, côté américain. Les officiels US ont en effet tour à tour parlé de destruction du potentiel nucléaire iranien, d’anéantissement de son industrie militaire, de décapitation du pouvoir iranien, de changement de régime, etc. Comment négocier avec un ennemi qui ne semble pas lui-même savoir ce qu’il veut?
Ceci sans parler de l’inconnue israélienne, qui plane constamment sur le conflit. Mercredi encore, le ministre israélien de la défense a déclaré qu’il ne fixait «pas de limite dans le temps» pour cette guerre. L’inquiétude iranienne paraît dès lors d’autant plus justifiée que la guerre en cours apparaît de plus en plus comme une guerre par procuration, menée par les Etats-Unis pour le compte d’Israël, à cause peut-être d’un président Trump sous influence.
Pour les Iraniens, la chose devient évidente. A quoi cela servirait-il de négocier avec un exécutant si le donneur d’ordres est sur un autre projet, celui de détruire méthodiquement les infrastructures, les institutions, l’économie et l’industrie iranienne?
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